Confrontée à une duplicité comparable de son propre gouvernement, soupçonné à l'inverse de nourrir un plan secret de retrait, la presse britannique, voici quelques semaines, ne s'était pas privée de le tailler en pièces, comme le rappelait la revue de presse internationale de Gilles Klein. De la même manière, les enquêtes sur l'achat par l'armée de la neutralité talibane, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, ont fait la Une en Grande Bretagne plusieurs jours de suite. Et si des parents de soldats britanniques avaient pris la même initiative inouïe et sans précédent que, récemment, des parents de soldats français (attaquer l'armée en justice), on imagine les polémiques, les enquêtes, les interpellations, les manchettes.
Le journaliste britannique est une espèce étrange, qui considère que l'exercice, par le pouvoir, de son droit régalien consistant à envoyer des hommes à la mort, constitue un sujet digne d'intérêt pour ses lecteurs et ses auditeurs (les médias britanniques en sont d'ailleurs justement punis par le public : ils se vendent bien). Rien de tel en France, où l'envoi de renforts dans un bourbier meurtrier et vraisemblablement ingagnable ne mérite guère de meilleur statut que celui d'actualité interlude, bouche-trou, dans les pauses laissées par le débat chewing gum sur l'identité-minaret-burqa-votation.
Daniel Schneidermann

06/03/2010 @ 19:05:15
par Etienne
Il a même l'air assez fier ...
16/11/2009 @ 18:15:39
par Souricette
Il s'en est fallu de peu ...
16/11/2009 @ 18:14:46
par Souricette
Aucune contradiction, puisque j'ajoute que les ...
16/11/2009 @ 17:59:09
par Souricette
Si Souricette a craint que les ...
16/11/2009 @ 11:25:36
par Citronnet de Menton